La cupidité des gens me déçoit toujours.
Pour être crédule, ils en mourront un jour.
Le temps arpente fébrilement ces nuits où je fus,
Bien malgré moi, humaine, mais qui séant n'est plus.
Tant j'arbore décemment un regard fastidieux,
Certains n'y voient qu'un simple maintien malicieux.
Chaque espoir m'apparaît un tableau de misère.
Le visage blafard aux expressions amères.
Milles corruptions ont dû traverser les âges,
Irritant les m½urs, encourageant l'outrage.
Nulle méfiance pli mes traits, nulle ardeur les déride.
Aucun mal ne fait faillir mes yeux arides.
Quelle puissance eut don de me changer en diable ?
M'éviter ce supplice serait trop aimable.
Seule, j'ai consumé la flamme vive et mortelle
Qui animait ma folie sempiternelle.
Je ne suis plus des vôtres depuis fort longtemps.
Mais l'indifférence rend aveugle, faux ignorants,
En ce jour à me croire sensiblement forte.
Mais sachez que demain, vous me verrez morte.